Ce n'est pas une souffrance subite, spontanee qui vous fait tomber au sol.
Non, cet instant ou plutot cette eternite que vous attendez qu'elle s'attenue...mais elle ne s'arrete pas.
Votre esprit s'emballe.
Les questions surgissent ,
Mais trouveront-elles des reponses?
La vie, tu peux la resumer toi ?
Cette douleur qui ne te lache pas,
A laquelle tu ne trouves aucune reponse,
Qu'aucun bonheur ne peut soulager.
Cette douleur abstraite et pourtant bien reelle.
La folie, tu dis ?
Non, loin de la.
Elle apporte beaucoup de realisme.
Mais les pieds ne toucheront jamais terre,
C'est bien trop confortable dans ce monde imaginaire.
Aujourd'hui, tu comprends.
Tu as tout compris.
Tu as la beaute,
L'admiration de tous,
Ce mystere qui fait tourner bien des tetes,
et rendent meme les gens parfois betes.
Le talent qui fait naitre la jalousie mesquine et hypocrite.
Mais surtout tu as cette chose, que tous ceux qui t'envient ne pourront jamais te l'enlever...
La mauvaise estime de toi.
Tu t'egares dans la nature,
Le soleil et le vent a travers les feuilles des arbres, t'invitent a gouter a la chair.
Le coucher du soleil sur la route deserte et derriere toi l'image de celui que tu aimes,
Te pousses a t'ouvrir les veines.
Et pourtant, il est toujours la,
A cote de toi.
Tu le meprises , tu le condamne,
Apres la premiere fois,
Il a t'a regarder dans les yeux pour t'avouer que la raison pour laquelle il etait encore la,
C'etait toi.
Ton enfance, tu l'a passer dans les bras de ta mere,
Dans son ventre tout rond,
Ou encore dans son coeur.
Ensuite, tu as commencer tous les attirer en preservant ta personalite de fille paumee mais avec une part d'intergirte. Tu en a fais des etres affames.
Et maintenant, c'est lui.
Tu imagines encore les pires choses a son egard.
Tu le blesses,
Et on pourrait croire que le faire souffrir,
C'est ton plaisir.
Non.
Au milieu de cette histoire sordide,
Perdue entre les choses que tout le monde apprend sur le parcours de la vie,
On apprend que ca etait toujours toi que tu as fais souffrir.
Tu n'as pas eu a subir des blessures concretes.
L'existence a suffit pour te torturer.
Et toi, tu sais peut-etre comment tout a commencer ?
Vas-y, dis le moi.
La raison pour laquelle nous avons tous etaient aspires par le puit sans fond.
Oui, je sais ce que tu me diras.
Tout le monde sans exception.
La reveuse est encore percher au bord de sa fenetre,
qui lui donne une vue enchanteresse.
Mais dis moi, comment tout a commencer ?
Pendant un instant j'ai cru que tu possedais toutes les reponses
Pour repondre aux peurs et aux attentes de la vie.
C'est decevant.
Alors , je preferes encore me cacher, jusqu'a ce que quelqu'un veuille bien me donner les reponses.
Je ne veux pas d'enigmes.
Je jouerais encore avec la vie, parce qu'ils considerent tous qu'elle est chere.
J'irais chercher les reponses sur l'Arbre du Mal .
Vous n'etes pas seulement incapable de gerer vos miserables vies,
Mais vous la cherissez en plus.
Alors, je mettrais vos vies en danger,
Je vous couperais le souffle,
Je vous eblouirais tous.
Maintenant , asseyez vous confortablement dans vos canapes,
Le voyage sera perilleux.
Nous irons la ou tout a commencer.
La vie.
Cette vie.
Que vous considerez comme un tresor.
Jouer a c jeu , dont on ne connait pas les regles,
Et a n'importe quel moment , vous etes ejectez de la partie.
L'essence de la vie, on le nomme Amour.
Oui et derriere elle se cache,
Le Sexe, La Peur, Les Trahisons.
J'ai peur de jouer a ca,
Vous ne l'avez pas compris.
Vous appelez cela un jeu,
Alors que j'y suis forcer?
Vous me jettez la pierre.
J'avoues fuir la realite,
Ce n'est pas ce que je voulais.
Mais je n'ai pas envie,
D'etre condamner par vos jeux stupides.
Je me reserves mon propre jugement.
S'il faut que je perdes,
Je suis la seule a en decider.

